Nombre d'Habitants :
499
nom des Habitants :
Les Argougeois
Superficie :
16,41 km²
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Argogiis en 1179, Argoges en 1186.
L’origine du toponyme Argouges n’est pas clairement résolue. Albert Dauzat évoque l’hypothèse d’une origine gauloise, soit par l’anthroponyme Argon, soit par argo, « brillant ».
François de Beaurepaire et René Lepelley évoquent le bas latin arcubia, « poste de guet »,.
Le terme arcubia a été tardivement formé sur le latin arcubius « sentinelle », contraction d’un plus ancien arci-cubius, littéralement « celui qui dort dans la citadelle », formé à partir des mots arx, radical arc- « citadelle » et cubare « être couché ; dormir ».
Le site de cette agglomération, la plus méridionale de la Manche, correspond en effet à la limite de la frontière des tribus gauloises des Abrincates, dont la capitale est aujourd’hui Avranches, et des Riedones, dont la capitale est aujourd’hui Rennes. Cette limite est également celle de la Normandie et de la Bretagne.
Son histoire
Le duc Robert Ier de Normandie, pour garantir la frontière avec la Bretagne, construisit une ligne de défense sur le Couesnon avec les forteresses de Charruel en Sacey, Pontorson et Montaigu-en-Argouges.
En 1219, le nom d’Argouges figure parmi la noblesse de robe française (barons de Gratot), ce qui en fait l’une des plus vieilles familles de France.
Lors de la Révolution, trois prêtres réfractaires dit les « martyrs d’Argouges » : Gilles Berthelot (1759-1795), Joseph Deloget (1758-1796) et Gilles Gosselin (1762-1795) connurent le même sort dramatique… Julien Berthelot (1768-1798), né et mort à Argouges, dit « Le Vengeur », lieutenant de Cadoudal, sera massacré à coups de pelles à Argouges ; sa tête avait été mise à prix.

