Commune nouvelle de Saint-James

Saint-James

LA MAIRIE

David JUQUIN,
Maire de Saint-James.

Nombre d'Habitants :

5 006

nom des Habitants :

Saint-Jamais

Superficie :​

86,41 km2

salle de convivialité​

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes [in burgo quod appelatur] Beverona en 1027-1035, Bivronem (accusatif) 1037-1046, Sanctus Jacobus vers 1040.

Le bourg primitif s’appelait Beuvron comme le montrent les formes anciennes. Cette dénomination est empruntée au nom de la rivière Beuvron, selon un processus fréquent en toponymie.
 L’hydronyme Beuvron, d’origine gauloise, désignait un cours d’eau où il y avait des castors, en vieux celtique continental bebros. L’ancien français et dialectal bièvre « castor » est issu du mot gaulois par l’intermédiaire ou non d’un latin tardif beber issu du celtique qui a remplacé le latin fiber « castor ».

James est une variante ancienne de Jacques, due à la mutation ancienne de Jacobus en Jacomus cf. italien Giacomo. C’est sous cette forme que ce prénom est passé en anglais. Le nom se prononce « jam ».

La commune porte le nom transitoire de Beuvron-les-Monts sous la Révolution.

Son histoire

Saint-James au fil du temps …

Saint-James, petite ville située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, possède un riche passé. De par la configuration de son terrain et sa situation sur un éperon rocheux elle a joué jadis un rôle important dans notre région.

Les premiers hommes s’y sont installés (pour preuve le polissoir de Saint-Benoît). Plus tard, les Gaulois y ont construit un pagus dans la vallée du Beuvron.

Les Romains y ont aussi marqué leur passage (des monnaies ont été retrouvées dans les environs).

Mais l’histoire de notre cité est mieux connue à partir du Xe siècle. Pour verrouiller de façon efficace la frontière avec la Bretagne, les premiers ducs normands ont construit la Haye de Terre. Il s’agit d’un énorme talus haut de 4 mètres, de 9 mètres de large à la base avec un fossé rempli d’eau de chaque côté. Cette levée de terre mesurait 1 300 mètres de long et joignait la vallée du Beuvron à celle de la Guerge.

Mais c’est à partir du XIe siècle que notre cité va prendre son essor.

Vers 1027 les ducs Robert le Magnifique (père de Guillaume le Conquérant) et Robert III (son oncle) élevèrent le Prieuré et son église dédicacée à Saint Jacques le Majeur et donnée à l’abbaye royale de Fleury-sur-Loire.

Quarante ans plus tard, Guillaume le Conquérant bâtit le château (sur l’actuelle place du calvaire) et édifia les remparts. Pour renforcer la défense, il fit ennoyer la vallée du Beuvron pour former trois étangs très profonds, séparés par des digues. Deux lignes de fortifications protégeaient Saint- James du côté de Pontorson à l’ouest. La ville était donc à l’abri des invasions.

Peu à peu, la population de Saint- James va croître et le Moyen Âge va voir la pleine expansion de notre cité. Un commerce très fleurissant va faire notre renommée. Le bourg va devenir un bourg drapier. Une cinquantaine de drapiers va fabriquer jusqu’à 5 000 draps par an. L’artisanat parallèle va se développer : la pelleterie, la tannerie, etc. Les moulins à blé, à tan, à foulon vont tourner à plein rendement. Quatre foires annuelles voient le jour (il ne subsiste que la Saint- Mathieu ou Saint- Macé, qui a lieu le dernier lundi du mois de septembre).

Malheureusement, la peste en 1362-1364 va ralentir l’activité.

Au XVe siècle, la cité – qui s’appelait jusqu’alors Saint-Jacques-du-Beuvron – va devenir Saint- James suite à l’occupation anglaise (1378-1419). Au XVIe siècle, les guerres de religions affaiblissent la place forte (démantèlement du château en 1590).

Pendant la Révolution de 1789, la ville devient le siège de combat entre les Bleus et les Chouans bien implantés dans notre région. Saint- James s’appelle Beuvron-les-Monts.

A la fin du XIXe siècle voit le jour à Saint- James : une usine de lanterne vénitienne va se développer et employer 300 ouvrières travaillant pour la plupart à domicile. Le renom de cette industrie va atteindre Paris et la fabrique se verra récompenser par l’attribution d’une médaille d’or à l’exposition universelle de 1889. Les lanternes seront expédiées hors de nos frontières, jusqu’au Japon. L’arrivée de l’électricité sera la cause de la fermeture de l’usine en 1936.

Vers 1850, une industrie lainière va se développer et remplacer la fabrication des draps du Moyen Âge. Les filatures vont s’implanter aux Bas des Rivières et donneront naissance aux actuels « Tricots Saint- James ». Aujourd’hui, l’usine est en plein développement sur la zone industrielle employant plus de 300 personnes qui travaillent sur des machines à la pointe du progrès. Les Tricots Saint- James contribuent à la renommée mondiale de la ville.

À proximité de la cité sur la commune de Montjoie-Saint-Martin, le cimetière américain rappelle le souvenir de 4 410 soldats morts au cours de la libération de notre pays.

Lieu de passage depuis l’Antiquité, voie romaine au début du premier millénaire, chemin de Paradis pour les pèlerins du Mont Saint-Michel et aujourd’hui traversés par l’autoroute des estuaires (A84) Saint- James et son canton ont toujours attiré de nombreux visiteurs.

Saint-Benoît et son église

Datant de la fin du Xème siècle, Saint-Benoît de Beuvron était une petite paroisse plus ancienne que Saint- James.
En 1994, le Clergé a fait don de l’église à la commune de Saint- James. Elle a subi d’importants travaux qui ont été réalisés en grande partie par les habitants eux-mêmes. Elle a ainsi été reconvertie en centre culturel où l’on peut apprécier différents spectacles et expositions.
Si vous poursuivez le chemin en direction de Montjoie Saint-Martin, vous pourrez découvrir le Polissoir de Saint-Benoît, un mégalithe utilisé à l’époque néolithique pour la taille des pierres.

L’Eglise Saint Jacques

Elle a été construite par les Ducs Robert (père de Guillaume le Conquérant et Richard II (son oncle) en 1027. Elle était dédiée à St Jacques le Majeur. Le 7 avril 1630, elle devient l’église paroissiale.
A l’intérieur, on peut y découvrir un très bel orgue provenant de Saint Pierre de Gros Caillou à Paris, d’où il fut transféré en 1926. Actuellement en mauvais état suite à différentes restaurations de l’église, il va faire l’objet d’une remise en état dans les mois à venir.

La Commune de Saint-James s’étend sur 17.96 km2 et son altitude passe de 28 mètres au-dessus de la mer à 151 mètres, pour son point le plus haut.
Elle partage ses frontières avec les Communes de Carnet, Villiers le Pré, la Croix Avranchin, Saint Senier de Beuvron et Montjoie Saint Martin côté Manche et la Commune de Le Ferré, côté Ille et Vilaine.

Deux rivières jalonnent la Commune : le Beuvron et la Dierge. Le paysage vallonné et verdoyant vous permettra au détour d’une rue ou d’un chemin, de découvrir la Baie du Mont Saint Michel.

La hauteur sur laquelle fut construit le bourg a été un point stratégique dès l’époque gallo-romaine, puis sous le règne de Guillaume le Conquérant, la guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, la chouannerie et la Seconde Guerre mondiale.

Moyen Âge

Au Xe siècle, la paroisse était entre les mains d’un seigneur breton, Hascoit (Harcouet) de Saint-James. L’Avranchin et le Cotentin (actuel département de la Manche) étaient alors contrôlés par les Bretons.

C’est Guillaume le Conquérant qui à partir de 1067 aurait fait édifier les remparts et le premier château, l’un des plus puissants de Normandie aux XIeXIIe et XIIIe siècles, pour se protéger des attaques bretonnes. Celui-ci noie également en plusieurs endroits la vallée du Beuvron et crée un jeu de digues afin de renforcer la protection de la place à l’ouest. Cité défensive jusqu’à la fin du XVe siècle, Saint-James est une ville drapière du Xe au XVIIIe siècle, et une halte pour les pèlerins en direction du Mont-Saint-Michel.

Dans le cadre de la guerre de Cent Ans, début 1426, le connétable de Richemont ayant rejoint son frère le duc Jean V en Bretagne, vient y assiéger les Anglais, mais sans succès. Les Anglais occupèrent la place une quarantaine d’années. Lors de la campagne de Normandie, en 1449, l’armée royale de Charles VII, commandé par le maréchal de Lohéac reprend la ville au bout de six jours. C’est à cette époque que la ville changea de nom et devient Saint-James.

Temps modernes

Lors des guerres de Religion, Saint-James devient une place forte de Montgommery.

Époque contemporaine

Pendant la chouannerie, la commune fut le théâtre de plusieurs affrontements entre les Républicains et les Chouans. Pendant toute la première moitié de l’année 1796, la commune resta aux mains des Chouans.

XXe siècle

La commune est desservie de 1901 à 1933 par une ligne de chemin de fer secondaire, celle d’Avranches à Saint-James, exploitée par les Tramways normands.

L’affaire criminelle Louis Charuel, une incroyable machination, s’est déroulée à Saint-James en 1958 et a été jugée aux assises de la Manche à Coutances.

XXIe siècle

Création de la commune nouvelle

En 2015, les douze communes de la communauté de communes de Saint-James, qui constituaient l’ex-canton de Saint-James, se lancent dans le projet de constitution d’une commune nouvelle ; neuf conseils municipaux (représentant 5 954 habitants) avaient dit oui mais trois s’étaient prononcés contre (représentant 1 211 habitants). Un vote qui imposait dès lors d’organiser un référendum auprès de la population à qui il appartenait de trancher. La population a refusé par un peu plus de 50 % des voix exprimées et le oui n’a été majoritaire que dans deux communes.

Après ce coup d’arrêt, un autre projet a émergé et le , les sept conseils municipaux votent la constitution de la nouvelle commune.

Saint-James en images

Les évènements à Saint-James

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Horaires d’ouverture